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Posté le 21/12/2020

Véronique Devinaz - Sertie de réussite

La bijouterie qu’elle dirige aujourd’hui est une grande réussite. Le résultat de la découverte d’une niche d’activité et de beaucoup de passion.

Un BEP de comptabilité, quelques formations en management et marketing….grosso modo, Véronique Devinaz est autodidacte. Elle a appris sur le tas la gestion d’une entreprise. D’abord en B to B. Puis rapidement en B to C. La bijouterie qu’elle dirige aujourd’hui est une grande réussite. Le résultat de la découverte d’une niche d’activité et de beaucoup de passion.

Après son BEP de comptabilité, Véronique Devinaz a débuté sans grande surprise comme comptable. Mais, particularité, ce poste était chez un diamantaire. C’est là qu’elle a connu son mari, sertisseur. Elle a travaillé ensuite chez un expert-comptable avant de se rendre compte que sa vie professionnelle ne lui plaisait pas : « Je n’étais pas faite pour rester dans un bureau » avoue-t-elle. C’est sur ce constat qu’elle et son mari reprennent une petite bijouterie dont l’activitée est surtout axée sur la fabrication de bijoux pour des grossistes. La spécialité ? Le vermeil. « Il fallait fabriquer vite et bien » se souvient Véronique Devinaz. Mais le travail ne paie pas. Les impayés s’accumulent et l’activité est arrêtée. Les époux Devinaz rachètent alors la bijouterie du 4, cours Lafayette. Cette décision va changer le cours de leur vie. Nous sommes en 1987. Véronique et son mari se lancent donc dans la vente de détail. « Nous nous sommes rapidement aperçus qu’il existait une demande pour l’ancien » (comprendre les bijoux de plus de 40 ans), explique notre entrepreneuse. « Nous avons donc abandonnée les montres et les bijoux fantaisie pour nous concentrer sur notre propre fabrication et sur l’ancien », continue-t-elle.

 

Le filon de l’occasion et de l’ancien

Et c’est sur ce créneau que va prospérer la bijouterie GEMME, Monsieur est à l’atelier, Madame est à l’administratif, l’activité est réglementée et nécessite beaucoup de papiers pour la traçabilité des bijoux et au magasin. « Je m’occupe de la publicité, du marketing, de la gestion, de la déco, du management…. » Car il y a des employés à gérer. Ils étaient 4 jusqu’à récemment. Et le local était trop exigu. En 2004, un déménagement intervient dans une surface trois fois plus grande. Ce n’est pas le grand saut. GEMME s’installe au 15, cours Lafayette ! Les employés ont maintenant 5 et la surface est à nouveau un peu juste. Car le succès est au rendez-vous. Aujourdh’ui, GEMME ne fait quasiment plus que de l’ancien et de l’occasion, qui constituent 80% des ventes (l’occasion, ce sont les bijoux de seconde main, qui ne sont pas « anciens »). C’est un marché dynamique. « Nous avons des clientes qui achètent et vendent sans cesse ». Comment cela fonctionne ? Véronique Devinaz achète tout ce qui est en or. Les bijoux cassés sont destinés à la fonte et achetés au poids. Les bijoux en bon état sont expertisés sur-le-champ pour faire une proposition de prix au vendeur. Si l’affaire se fait, le bijou passe à l’atelier pour nettoyage. Il sera mis en vente pour environ 50% de sa valeur neuve. D’où le succès de l’occasion !

Sur Lyon, peu de magasins évoluent dans la même cour. De ce fait, la clientèle est fidèle et elle vient parfois de loin. « De tout Rhône Alpes, précise Véronique et même de l’étranger ! » Mais elle sait bien qu’il  ne faut pas s’endormir sur ces lauriers : « Il faut toujours être sur le pied de guerre et c’est un peu usant. L’entreprise, c’est très dur pendant 5 ans, c’est le parcours du combattant, ce sont des joies et des difficultés et en fait ce n’est jamais fini ! ». Mais elle dit cela avec un grand sourire, tellement heureuse d’aimer son métier et d’être sa propre patronne !

A.R 

Supplément au journal LE TOUT LYON N°4765 du 8 décembre 2007


GEMME Bijouterie

Date de création : 1985

Effectif : 7 personnes

CA : 1,5 millions d’euros – Implantation : Lyon